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Amoureux
du lagon, vous pourrez y pratiquer la plongée
sous-marine,
vous y baigner ou contempler le spectacle des
pêcheurs sur leurs pirogues ou des piqueuses
d'ourites qui parcourent sans relâche le
lagon à marée basse.
Cette activité, nécessaire aux rodriguais
pour se nourrir, n'est pas sans poser des problèmes
de gestion des réserves naturelles du lagon.
Trop piétinés par les pêcheurs
ou par les touristes curieux, les coraux sont
détruits et ils subissent, de plus, un
envasement produit par l'érosion des sols
et par le lessivage des terres au moment des pluies
tropicales.
Le gouvernement de Rodrigues est concient de ces
problèmes et commence à y apporter
des solutions.
La réduction du nombre de sennes pour la
pêche va dans ce sens.
L'ouverture de cette pêche très spectaculaire
se fait le 1 mars de chaque année et donne
lieu à des réjouissances.
Les pêcheries s'organisent en plusieurs
groupes. Les uns vont poser les filets de façon
bien particulière en fonction des lieux
et des résultats attendus pendant que les
autres s'éloignent de plusieurs kilomètres
et reviennent vers les filets en faisant le plus
de bruit possible pour rabatte les poissons vers
les filets. C'est un bruit dabord lointain et
rythmé que l'on entend puis, les coups
sur le bois des pirogues et sur les vagues, les
voix et les rires s'enflent et grandissent à
mesure que les bateaux se rapprochent des filets
et se resserent entre eux.
Succèdent alors le relevage des filets,
les rires de satisfaction ou les cris de déception.
Puis le chef de la "fishery" va partager
le poisson pour le vendre et c'est un jeu entre
les participants où ceux qui essaient de
trop "truander" se font remettre en
place par les autres.
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De
la pêche avec des pirogues à la course
pour se distraire et se mesurer aux autres, il
n'y a que quelques coups de rames. C'est là
aussi un spectacle à ne pas manquer où
les rodriguais se déplacent en famille
pour assister du bord de mer à ces courses
toujours spectaculaires.
Plusieurs pirogues de Rodrigues ont d'ailleurs
participé en 2001, à l'un des ressemblements
des" vieux gréements" à
Brest.
Attention,
sous ses airs de paradis terrestre retrouvé,
le lagon cache des pièges, heureusement
peu fréquents, mais qui peuvent être
dangereux. A marée haute, faites commes
les pêcheurs, ne restez pas au loin dans
le lagon, la marée montante y provoque
de terribles courants invisibles et traîtres
qui peuvent causer beaucoup de soucis. Un autre
danger, très exceptionnel celui-là,
est celui du "poisson pierre" qui se
dissimule sous l'apparence d'une pierre et dont
la piqure paralyse momentanément.
Evitez de nager seul(e) dans le lagon et avertissez
vos amis, si, téméraires ou inconscients,
vous décidez de le faire.
Rassurez-vous cependant, le lagon rodriguais est
infiniment moins "meurtrier" que les
routes européennes et le
conseil, donné par ailleurs, de porter
des chaussures permet d'éviter certains
ennuis.
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Sur
certaines plages, vous pourrez observer le manège
de petits crabes avec une grosse pince
qu'ils balancent,
de manière régulière, comme
s'ils voulaient se frapper. Les rodriguais les
appellent des "sémafaut".
Cependant, ce comportement est un signe de compétition
sexuel entre mâles ;
c'est à celui qui pourra exhiber la plus
grosse pince. D'autres
crabes, beaucoup plus gros,
se cachent dans des trous creusés dans
le sable. On peut les voir sortir plus facilement,
à la tombée de la nuit.
Attention, contrairement aux crabes de mer dont
la pince ne peut généralement pas
passer au-dessus de la coquille,
ceux-ci possèdent un pince très
mobile qui peut saisir tous les objets placés
au-dessus de sa carapace.
A Rodrigues ces crabes de terre portent
le nom de "tourouloulou".
 
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Deux
îlots du lagon,l'île
Cocos et l'île aux Sables, sont une réserve
naturelle et protégée d'oiseaux
qui y ont établis leurs nids.
Seule actuellement, l'île Cocos se visite après
avoir demandé une autorisation préalable.
Bienvenue aux amoureux d'Hitchcoch ! Vous serez
impressionné par le nombre d'oiseaux sur
le sable des plages et le nombre de nids dans
les branches des filaos et des palmiers qui poussent
sur l'île.
En vous rendant par bateau, observez le manège
des oiseaux qui volent au ras des vagues, en longues
processions inorganisées, entre l'île Cocos
et l'île aux Sables.
Respectez les itinéraires à l'intérieur
de l'île et évitez de vous aventurer trop
près des nids ou des oeufs qui sont laissés
à éclore directement sur le sable,
vous risqueriez des maneuvres d'intimidation,
de plus en plus marquées, de la part des
habitants des lieux. La plus terrible et, peut-êre,
la plus méprisante de leur part, étant
le lâcher sur vous de leur trop plein intestinal.
La Goëlette Blanche ou "L'oiseau
la Vierge" possède un plumage
d'un blanc immaculé et d'une grande beauté.
Il est toujours en mouvement de vol rapide et
difficile à prendre en photo ou à
filmer.
Les deux espèces de Noddi sont communément
appelés "Mandrins" à
Rodrigues.
Vous
ne trouverez plus les
impressionnantes tortues géantes qui
couvraient les plages de Rodrigues.
Elles furent massacrées par les colons,
sans aucune précaution, pour la sauvegarde
de ce trésor.
La représentation d'une gravure ancienne
à la Résidence Foulsafat, dans la
varangue du gite de "ti lacaz" décrit
une campagne de chasse aux tortues
au profit des iles de Maurice et de La Réunion.
Cela vous donnera une idée de l'inconséquence
humaine dans la gestion de ces richesses naturelles.
Cette "bêtise" n'est sans doute,
malheureusement pas morte avec nos ancêtres
!
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