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Bienvenue
au paradis terrestre
des photographes et des cinéastes !
Les
fleurs,
Autour
du gite principal de la Résidence Foulsafat
et de la maison familiale
sont plantées des fleurs spécifiques
à Rodrigues.
Certaines sont endémiques, c'est à
dire qu'elles ne poussent qu'à Rodrigues
et nulle part ailleurs.
Benoit surveille jalousement d'autres plants endémiques
qu'il cultive dans son "jardin tropical".
Est-ce
pour bien marquer cet attachement à la
préservation de la nature
et au développement de la culture créole
que Benoit et Antoinette ont donné le mot
de Foulsafat à leurs gites.
Ce mot, en créole, désigne la fleur
dhibiscus ?
Les
arbres
et les arbustes,
Il
y a planté des
caféiers prometteurs, issus des plants
anciens cultivés dans l'île.
Les premiersplants de cafés de Rodrigues,
apportés par des colons, étaient
des arabicas de premier choix
dont la culture a, malheureusement, été
abandonnée. Benoit fera-t-il des émules
?
Ses récoltes, pour le moment, ne sont prévues
que pour la consommation familiale et pour celle
des gites.
Les
piquants loulou ont été plantés
pour pallier les inconvénients de la sécheresse
rigoureuse des années 1976
car les animaux ne pouvaient que très difficilement
atteindre leurs feuilles protégées
par de longs piquants.
Méfiez-vous deux et n'allez pas vous y
faire "emmaillé" : s'ils ne sont
pas toxiques ils sont très douloureux.
Actuellement d'ailleurs
ces arbres posent un problème écologique,
car ils sont envahissants,
leurs piquants ne pourrissent que très
lentement et il est très difficile de les
approcher.
Les
différents types de palmiers poussent partout
dans Rodrigues. Vous pourrez vous exercer à
les reconnaître
lors de vos randonnés. Les noix de coco
donnent le fameux "jus" que l'on vous
proposera
en guise de rafraîchissement. N'allez pas
croire que l'on vous propose un "jus de café"
vous seriez surpris !

Les ravinals sont des arbres magnifiques qui étalent
leurs grandes feuilles en donnant l'impression
de cercles concentriques et réguliers.
Ils sont appelés aussi Arbre du Voyageur
car, dit-on, le voyageur égaré et
assoiffé
pouvait percer la base de ses feuilles pour y
trouver toujours une eau de pluie buvable.
Les
animaux,
Les
animaux domestiques à Rodrigues sont
identiques à ceux que l'on trouve en Europe.
Les cabris sont omniprésents.
Ils sont très adaptés dans ce milieu
montagneux et souvent aride.

Le cochon, en liberté ou attaché
par la patte arrière, est partout. Chaque
famille rodriguaise en élève au
moins un.
Il servira à alimenter les repas de fêtes
; pour Banané (bonne année) par
exemple.
Tuer le cochon ou le cabri est un petit événement
et la viande est partagée ou vendue aux
amis et voisins
chez qui on se rendra, lorsque ceux-ci tueront
un cochon ou un cabri à leur tour.
Certains
coqs rodriguais ont la particularité
dêtre "fous et déboussolés"
et de chanter toute la nuit !
Les
lézards y sont nombreux, familiers
et silencieux.
Ne les appelez pas "Margouillats"
comme à l'île de La Réunion.
Ils ont tendance à être supplantés
dans leur niche écologique par les caméléons
débarqués probablement des bateaux
en provenance de Maurice.
Vous trouverez aussi de gros "escargots",
les kouroupas.
N'essayez pas de les cuisiner à la mode
française, ils sont très coriaces,
car, en fait,
ce ne sont pas des escargorts mais des "catines".
Ceci explique peut-être la surprise des
rodriguais devant les français "mangeurs
descargots"
Sur
les plages, vous pourrez observer le manège
de petits crabes avec une grosse pince
qu'ils balancent, de manière régulière,
comme s'ils voulaient se frapper. Les rodriguais
les appellent des "sémafaut".
D'autres crabes beaucoup plus gros se cachent
dans des trous creusés dans le sable. Ils
sortent à la tombée de la nuit.
Attention, contrairement aux crabes de mer dont
la pince ne peut passer au-dessus de la coquille,
ceux-ci possèdent un pince très
mobile qui peut saisir tous objets placés
au-dessus de sa carapace.
A Rodrigues ces crabes de terre portent
le nom de "tourouloulou".
Deux
îlots du lagon, l'île Cocos et l'île aux
Sables, sont une réserve naturelle et
protégée doiseaux qui y ont
établis leurs nids.
Seule actuellement, l'île Cocos se visite après
avoir demandé une autorisation préalable.
Bienvenue aux amoureux dHitchcoch ! Vous serez
impressionné par le nombre doiseaux sur
le sable des plages
et le nombre de nids dans les branches des filaos
et des palmiers qui poussent sur l'île.
La Goëlette Blanche ou "L'oiseau
la Vierge" possède un plumage
d'un blanc immaculé et d'une grande beauté.
Il est toujours en mouvement de vol rapide et
difficile à prendre en photo ou à
filmer.
Les deux espèces de Noddi sont communément
appelés "Mandrins" à
Rodrigues.
    
L'ensemble des oiseaux de Rodrigues était
autrefois composé de nombreuses espèces
indigènes,
mais celles-ci ont, en grande partie, disparues.
On ne trouve actuellement dans les bois que deux
espèces, la Fauvette et le Foude
ou "Moineau Zaune".
d'autre part, la chauve souris (Sossouri) de
Rodrigues est sans doute unique au monde.
Elle est comestible, mais il est interdit de la
tuer car c'est une espèce protégée.
Elle se manifeste à la tombée de
la nuit pour fréquenter ses lieux de prédilection.
A la saison des amours, leurs vols et leurs ébats
sont un spectacle à ne pas manquer ...
en s'armant de patience.
Dans
les temps de la route des épices qui amenaient
les premiers explorateurs, en route vers l'Inde,
à passer par Rodrigues pour s'y approvisionner,
l'île était peuplé d'un nombre impressionnant
de tortues géantes.
Elles furent massacrées par les colons,
sans aucune précaution, pour la sauvegarde
de ce trésor.
Vous trouverez une représentation d'une
gravure ancienne à la Résidence
Foulsafat,
dans la varangue du plus petit des gites. Elle
décrit une campagne de chasse aux tortues
par les colons français, au profit des
iles de Maurice et de La Réunion.

La
tortue "Caroline"
que vous trouverez à la Résidence
Foulsafat ne date pas de cette époque !
Pour
les mêmes raisons,
le débonnaire et placide Solitaire,
cousin du dodo mauricien, fut aussi décimé
car il n'opposait aucune résistance à
ces prédateurs nouveaux, impitoyables et
inconséquents,
n'en ayant jusqu'ici connu aucun.
Ces
exemples de non respect des hommes de la nature
qui les nourrit
et de pillage sans précaution des ressources
naturelles
peuvent-ils être une leçon pour tous
les hommes de notre terre
et pour les dirigeants qu'ils élisent,
afin qu'ils établissent des règles
et des lois
pour mieux gérer les trésors cachés
dont nous disposons ?
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